Les Parties à la Convention de Londres et au Protocole de Londres ont recensé quatre techniques de géo-ingénierie marine qui feront l'objet d'une analyse plus approfondie, afin de s'assurer que les mesures prises pour atténuer les changements climatiques dans les océans donnent la priorité à la protection du milieu marin.

Les Parties à la Convention et au Protocole de Londres (LC/LP) - les traités qui régissent l'immersion de déchets et autres matières en mer - se sont réunies à Londres (du 28 novembre au 1er octobre) pour discuter d'une série de questions, notamment la géo-ingénierie marine, les microplastiques dans les océans et le captage et le stockage du carbone, entre autres.

Au cours de l'examen de ces questions, les pays ont donné la priorité à quatre techniques de géo-ingénierie qui doivent faire l'objet d'une analyse juridique et technique plus approfondie, à savoir : 

  • amélioration de l'alcalinité des océans ; 
  • immersion de la biomasse dans l'océan aux fins de la séquestration du carbone ; 
  • amélioration de l'albédo de la surface marine à l'aide de matériaux réfléchissants ; et 
  • éclaircissement des nuages marins. 

Les organes directeurs de la LC/LP s'efforceront d'affiner le texte des définitions de chacune des quatre techniques considérées comme prioritaires, dans le but de les faire approuver lors de la prochaine Réunion des Parties en 2025.  

Les Parties continuent d'évaluer les possibilités d'action dans le domaine de la géo-ingénierie marine, notamment dans le cadre de la Convention et du Protocole de Londres et d'une éventuelle réglementation supplémentaire.  

Les Parties ont également noté qu'il fallait poursuivre les efforts de coordination avec les autres entités internationales concernées, aussi bien pour encourager l'échange de renseignements que pour éclaircir le rôle joué par ces entités dans la gouvernance des activités de géo-ingénierie marine.  

Les travaux sur cette question se poursuivront par l'intermédiaire du Groupe de travail par correspondance sur la géo-ingénierie marine, qui a été constitué par les Groupes scientifiques et le Groupe de travail par correspondance intersessions sur les questions juridiques pour poursuivre l'examen de la question entre les sessions et présenter un rapport à la prochaine Réunion.

Les participants à la Réunion ont également décidé d'établir une liste de spécialistes internationaux indépendants capables d'aider les Parties à évaluer les activités de géo-ingénierie marine, qui sera gérée par le Secrétariat LC/LP.  

Lire ici le résumé complet de la Réunion LC/46-LP/19